Pression au travail : le manager peut-il l'utiliser comme levier de performance

La pression au travail est l'un des sujets les plus debattus en management. Certains dirigeants considerent qu'elle est nécessaire pour obtenir des résultats ; d'autres estiment qu'elle est systématiquement contreproductive et nuisible. La réalité est plus nuancée : une pression calibrée peut être un moteur ; une pression excessive ou mal ciblée détérioré la santé, la performance et la fidelisation.

Quand la pression stimule la performance

La loi de Yerkes-Dodson, etablie au début du XXe siecle, montre que la performance augmente avec le niveau d'activation jusqu'a un optimum, puis diminue quand le stress devient excessif. Il existe donc un niveau de pression optimal qui stimule sans ecraser. Ce niveau varie selon les individus, les métiers et les contextes. Une deadline raisonnable motive ; une deadline impossible angoisse et paralyse.

La pression positive est celle qui vient d'une ambition partagée et d'exigences claires sur la qualité du travail. Le manager qui fixe des standards élevés et reconnal les efforts fournis pour les atteindre créé une tension productive. La pression negative, elle, vient de la menace, de la peur et de la sanction.

Les signaux d'une pression excessive

Une pression excessive se manifeste par des indicateurs clairs : hausse de l'absenteisme, erreurs plus frequentes (paradoxalement, la pression excessive dégradé la qualité qu'elle est censée améliorer), désengagement progressif, tensions dans l'équipé et premiers départs. Ces signaux doivent déclencher une analyse rapide du manager : la pression est-elle proportionnée aux capacités et aux ressources disponibles ?

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