Le bruit au travail est l'une des nuisances les moins traitees dans les politiques de qualite de vie au travail, alors que ses effets sur la sante et la productivite sont bien documentes. Une exposition sonore superieure a 55 decibels en travail cognitif (lecture, redaction, analyse) suffit a degrader la qualite du travail et a augmenter la fatigue mentale. Dans les open spaces, ce seuil est frequemment depasse.
Les effets du bruit sur les collaborateurs
L'exposition prolongee au bruit genere une surcharge cognitive : le cerveau consacre une partie de ses ressources a filtrer les sons parasites, au detriment de la concentration sur la tache principale. Les erreurs augmentent, les taches complexes prennent plus de temps et le niveau de stress s'eleve. A terme, cela contribue a l'epuisement professionnel et a des troubles du sommeil. Les salaries qui n'osent pas signaler leur gene sonore accumulent une insatisfaction silencieuse qui ressort dans les enquetes de bien-etre.
Les reunions spontanees dans les espaces de travail ouverts, les conversations telephoniques sans casque et les zones de passage tres frequentees sont les principales sources de nuisance.
Les amenagements pour reduire les nuisances sonores
Les solutions existent a plusieurs niveaux. Les panneaux acoustiques, les revêtements absorbants (moquette, faux plafonds) et les cloisons modulables reduisent la reverberationsonore. La creation de bulles de travail silencieux - cabines telephoniques, salles de concentration balisees comme telles - donne aux collaborateurs un recours quand la tache le requiert. Les regles de vie dans les espaces partages (charte de savoir-vivre en open space) completent les amenagements materiels.
